« Se la Face Ay Pale » , une messe de Guillaume Dufay ainsi que différents extraits d’œuvres de Heinrich Isaac et Josquin des Prez.
Guillaume Dufay est l’un des plus grands musiciens français du XVe siècle. Il compléta sa formation commencée à la maîtrise de Cambrai, par de nombreux voyages en France et en Italie et sut faire la synthèse des différentes écoles qui l’ont précédé.
Il fonda l’école franco-flamande qui dura jusqu’à la fin du 16ème siècle et porta la musique polyphonique à son apogée.
L’école flamande, commence avec Gilles Binchois et Guillaume Dufay vers 1430, et se termine avec Roland de Lassus à la fin du 16ème siècle. Elle assure dès le 15ème siècle la transition entre le Moyen-âge et la Renaissance. Elle introduit en effet une véritable révolution harmonique déjà initiée par J. Dunstable ainsi que des éléments tels que la cadence, la prédominance de la voix supérieure et l’imitation qui vont marquer le siècle suivant.
Les principaux compositeurs appartenant à cette école sont, au 15ème siècle Guillaume Dufay et Gilles Binchois pour la première moitié du siècle suivis de Johannes Ockeghem, Jacob Obrecht et Josquin des Près pour la deuxième moitié, puis au 16ème siècle Jacques Arcadelt et Roland de Lassus.
Les neuf messes intégrales de Dufay sont écrites sur diverses teneurs, profanes, inventées ou liturgiques. Les teneurs profanes sont fournies par des thèmes de chansons populaires comme Se la face aye pale ou l'Homme armé : cette dernière doit, par la suite, être reprise par de nombreux compositeurs, dont Ockeghem et Josquin, et, même, au XVIIème siècle par Carissimi. En 1463 et 1464, Dufay écrit ses deux dernières messes, Ecce Ancilla Domini et Ave Regina caelorum, sur des teneurs liturgiques empruntées à des antiennes à la Vierge.