Tallis Scholars (Direction: Peter Phillips) -
(Grande Bretagne)
SPLENDEURS A LA CHAPELLE ROYALE DES TUDOR

Tallis Scholars
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Chants Sacrés de la Renaissance
C'est en 1973 que Peter Phillips fonde le Tallis Scholars, ensemble
vocal de 10 chanteurs, nommé ainsi en hommage à
Thomas Tallis, le grand compositeur anglais de la Renaissance.
Le 15ème et le 16ème siècle ont vu fleurir
en Europe, à l'instar des autres domaines artistiques,
une pléiade de compositeurs talentueux.
Ainsi cette période relativement brève aura vu fleurir,
de l'Italie à la France en passant par l'Angleterre, des
noms aussi illustres que Palestrina, Monteverdi, Josquin des Prés,
Williams Byrd et le déjà cité Thomas Tallis.
C'est à la Renaissance que la musique commence à
se populariser, que les souverains, qui auparavant ne s'intéressaient
guère à la musique, créent les premières
capella (chapelle), comprenant quelques musiciens et un grand
nombre de chanteurs et d'instrumentistes.
Cette expression " chapelle royale " désignait
le personnel entretenu par les différents souverains anglais
en tant que membres de la maison royale, dont le travail était
de régler et célébrer le service divin de
la famille royale.
La célébration des services de la liturgie latine
fait appel à des prêtres, des clercs et des enfants
de chur. A partir de débuts modestes, les souverains
successifs vont développer la chapelle royale jusqu'à
ce qu'elle figure au premier rang des churs liturgiques
séculiers en Europe, du 15ème au 17ème siècle,
avec des compositeurs attitrés à son service.
Certains membres de famille royale et certains monarques tels
qu'Henri VIIII, Elizabeth I d'Angleterre et Guglielmo Gonzaga,
Prince de Venosa, sont même capables de jouer d'un instrument.
La musique religieuse n'est pas en reste dans cet essor général.
À Rome, la " capella papale " comprend vingt
chanteurs, et c'est pour eux que le Pape Sixte IV fait construire
la Chapelle Sixtine. A St Pierre, la pratique de la musique se
développe au cours de la papauté de Jules II, par
l'établissement d'une chapelle - école.
En effet, si la Renaissance fut l'époque d'un grand développement
artistique, culturel, philosophique, marqué du sceau d'un
humanisme commençant à se séparer de la sphère
du religieux, il fut aussi une grande période de foi et
de spiritualité, dont la musique porte la trace évidente.
En Angleterre Thomas Tallis, né en 1585, devient chantre
de la Cathédrale de Canterbury et travaille en tant que
compositeur et " Gentleman " à la chapelle Royale,
pour le compte de la Reine Marie, puis de la Reine Elizabeth.
Elevé dans la tradition catholique, ses premières
oeuvres comptent des pages liturgiques latines, destinées
à de grandes fêtes religieuses.
Après la rupture d'Henri VIII ave Rome, Tallis a également
composé pour l'Eglise Anglicane de superbes anthems, l'anthem
(une forme semblable au motet de l'Eglise latine) étant
l'une des rares concessions faite à la musique par les
auteurs du Book of Common Prayer, dans le service religieux.
Avec le règne d'Elizabeth, et sa plus grande tolérance,
la musique s'est sensiblement sophistiquée et les compositeurs
commencèrent à écrire de grands anthems polyphoniques.
William Byrd, compositeur, fut le contemporain de T. Tallis, dont
il aurait été l'élève. Auteur d'une
uvre immense comportant des messes, des motets, des chants
polyphoniques ainsi que de la musique de chambre, Byrd partage
en 1570 la charge d'organiste à la Chapelle Royale, sous
le règne d'Elizabeth I. Formé comme Tallis à
la tradition catholique, se situant aux franges de l'anglicanisme
dominant, il n'aura échappé aux persécutions
qu'en raison de sa réputation de compositeur en faveur
auprès de la cour. La fin de sa vie le verra se consacrer
de plus en plus à la musique religieuse latine pour l'Eglise
catholique.
C'est dans l'uvre de ces deux compositeurs que le Tallis
Scholars puise une bonne partie de son répertoire et c'est
à eux qu'est dédié ce concert de Fès.
Le Tallis Scholars se produit depuis sa création dans des
Festivals et des salles de concert prestigieuses. Parmi les moments
les plus remarquables de sa longue carrière, il faut mettre
en avant le concert donné à La Chapelle Sixtine
en 1994, pour célébrer la restauration de son plafond
et des fresque de Michel Ange, un concert avec Sir Paul Mc Cartney
à New York, des apparitions remarquées au Festival
de Salzbourg, le concert donné dans la Basilique Santa
Maria Maggiore à Rome, pour le 400e anniversaire du décès
de Palestrina.
En 1998, à New York, le groupe a donné son 1000ème
concert !
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