NewsLetter: |
Inscrivez votre adresse email et recevez régulièrement des infos sur le festival et sur la ville de Fès: |
Chants mystiques des femmes du Maghreb (Maroc - Algérie - Tunisie) |
|
KARIMA SKALLI (Maroc)Karima Skalli est la nouvelle voix d'or apparue récemment sur la scène marocaine. Nourrie dès sa plus tendre enfance par l'amour du chant – à 9 ans elle chanta devant sa famille une chanson complète d'Oum Khaltoum -, Karima Skalli a grandi dans cette imprégnation permanente des grandes voix du répertoire classique égyptien. Oum Khaltoum, bien sàr, mais aussi Souad Mohammed, Leàla Morad, Mohamed Abdelwahab et surtout et avant tout Asmahane. Douée d'une voix véritablement virtuose dans ce registre classique qu'elle a magistralement intégré, Karima Skalli s'est trouvée très vite entourée par des compositeurs et poètes de premier plan. Au premier chef, le grand luthiste et compositeur marocain Saàd Chraàbi, qui l'a pour ainsi dire découverte et l'éminent poète Abderrafie Jwahri. Tous deux lui ont composé des chants où la beauté et la profondeur des textes rivalisent avec l'élégance de la musique. Invitée au Festival de la Goulette à Tunis, Karima Skalli y a chanté des compositions de Nasser Shemma, le jeune maitre irakien du Oud. Consécration suprême, elle fut l'invité en novembre 1999 de l'Opéra du Caire, où accompagnée de l'Orchestre Philharmonique d'Egypte, elle se produisit dans une soirée dédiée à celle qui est restée son modèle et sa référence, Asmahane, la diva égyptienne.
LEILA HEJAIEJ (Tunisie)Professeur de littérature anglaise à l'université tunisienne, lauréate des universités britannique et américaine. Elle a grandi au sein d'une famille passionnée par l'art, ce qui lui a procuré, dés son jeune àge, un sentiment raffiné et une grande passion pour la musique. C'est alors qu'elle, s'est adonné à l'étudier pour obtenir, en fin d'étude, son diplàme de l'institut de musique à Tunis. Outre son métier d'enseignante et ses recherches universitaires, elle a entamé une vive activité musicale qui s'est soldé par une notoriété énorme gràce à sa participation en compagnie, d'Anouar Ibrahim au festival de Tunis , et dans d'autres villes en Egypte,en France et aux Etats Unis . Sa voix est imprégnée d'une capacité exceptionnelle à interpréter des airs riches par leurs larges mesures, ayant par cela l'estime des grands musiciens et l'éloge des journalistes spécialisés en la matière, en Tunisie et à l'étranger . Son dévouement pour l'art sublime et sa convoitise pour évoluer son don l'ont poussé à s'éclairer auprès de quelque grands musiciens tunisiens Tel, le maitre Ali Sariti, qui l'aida à s'élever à l'échelle musicale, et lui a ouvert les yeux sur les secrets de la musique et l'interprétation parfaite. NASSIMA (Algerie)Nacéra Chabane, dite Nassima, est née en 1959 à Blida, petite ville surnommée "la ville des roses" et située à une cinquantaine de kilomètres d'Alger aux pieds des monts de Chréa. L'endroit a le redoutable privilège d'être à la fois le siège de la première région militaire et la place forte des intégristes. C'est dans ce contexte que Nassima, continue de défendre les couleurs musicales blidéennes, caractérisées par la çanaà, une des écoles arabo-andalouses d'Algérie. A l'àge de sept ans, Nassima s'inscrit au Conservatoire municipal où elle apprend la technique instrumentale et la maàtrise vocale sous la conduite très éclairée du grand Dahmane Benachour et son bras droit au violon, Hadj Medjbeur. Elève très douée, elle obtient une bonne place au sein de la prestigieuse association musicale El Widadia fondée en 1932 par les maàtres Mohamed Khodja et Benguergoura. Elle entreprend également des études de sage-femme et mène de front les deux carrières. Devenant très populaire en 1979, elle est sollicitée pour enregistrer une anthologie de la musique arabo-andalouse. En 1984, sa carrière s'internationalise et arrive à son apogée lorsqu'elle exécute une nouba dans son intégralité, la Nouba Zidane, accompagnée par l'orchestre symphonique d'Alger. Entre 1987 et 1994, elle présente des émissions de télévision pour y défendre le patrimoine musical maghrébin. En 2000, elle sort son album "La Nouba dil". Si elle excelle dans l'art de la nouba, elle a également su capter l'héritage des " M'samaàte " (ensembles féminins de la région algéroise), basé sur le " aàroubi ", tout en lorgnant du càté du " hawzi " (genre en vigueur à Tlemcen), comme sa concitoyenne Saloua ou sa voisine Nadia Benyoucef. Elle reprend alors le standard " Rani Sabra " (Je reste patiente), une touche particulièrement mystique à l'image de " Sidi Belqacem " et " Aàziz aàliya " (chant traditionnellement entonné avant la consommation du mariage ou la circoncision) ou un entraànant " Selli Houmoumek " (Evacue tes soucis), chant très festif. |
|