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Confreries Soufies de
Fes
avec
Le Chœur Ahl Fès
( Dir. Mohamed Bennis )
Mohamed Ba’Jedoub – Abderrahim
Souiri - Abdelfettah Bennis
Fès
est la capitale spirituelle et religieuse
du Maroc.
Fondée au 9è siècle
par Moulay Idriss II, qui dédia
sa cité à la louange
de Dieu, Fès abrite en son sein
depuis des siècles de très
nombreuses confréries soufies,
reliées comme souvent dans maintes
sociétés traditionnelles, à des
corps de mêtiers.
Outre le
mausolée de Moulay
Idriss,monarque fondateur qui est aussi
considéré comme un saint,et
qui attire au cœur de la Médina,
une foule de fidèles pleins
de piété et de foi ,
Fès abrite aussi la plus
vieille université du monde,
la Qaraouiyne, doublant son statut
de centre spirituel par celui de cœur
intellectuel du Maroc.
Abritant
de nombreuses Zawiyas ( lieux où se retrouvent les membres
des confréries soufies pour
y pratiquer les séances de Sama’ –Chants
spirituels - et de Dhikr - récitations
des noms de Dieu), parsemée
de mausolées , de sanctuaires,ou
de cimetières, parfois très
discrets, voire quasi anonymes, mais
où reposent de grandes figures
spirituelles de l’Islam mystique
marocains, Fes est une ville dont le
cœur historique et traditionnel
bat au rythme des prières et
des invocations.
Sidi Ahmed
Al Tijani – fondateur
de la confrérie Tijaniya, très
implantée en Afrique de l’Ouest,-
Sidi Ali Jamal,Sidi Ahmed Al Yamani,,
Ibn’Arabi Al M’Afiri, Sidi
Youssouf Al Fassi,et bien d’autres
saints ou mystiques moins connus, sont
enterrés ou ont leurs sanctuaires à Fès.
C’est à cette vie spirituelle
intense de la ville que rendent hommage
Mohamed Ba’jedoub, Abderrahim
Souiri et Abdelfettah Bennis , trois
parmi les plus grandes voix du Maroc,
rassemblées autour du chœur
Ahl Fès dirigé par Mohamed
Bennis .
Mohamed Ba Jeddoub
Né à Safi
au Maroc, en 1945,, c'est dans
une Zaouia de cette ville que
Mohamed Ba Jeddoub,a commencé tres
jeune son apprentissage de l’art
vocal à travers une pratique
intense des chants religieux.
En
1961 il commence l’étude
proprement dite du repertoire
classique andalou ,d’abord
auprès du maître
Feu Sidi Said Kadiri à Salé,puis
du maître Mohamed TBAYEK à Marrakech.
En
1963 il rencontre Haj Driss Benjelloun,
président de l’Association
des Amis de la Musique Andalouse
au Maroc, qui l’introduit
ensuite auprès du maître
de la musique andalouse, feu
Haj Abdelkrim Raïs, qui
l’encourage à poursuivre
dans la voix du chant A Capella
et du style Maoual d’improvisation
modale.
Doué d’une
voix puissante et chaleureuse,
Mohamed Ba’jedoub est très
apprécié du grand
public marocain. |
Abderrahim SOUIRI
Né à Essaouira,ville
qui a abrité très
longtemps une forte communauté juive,
Abderrahim Souri a été élevé dans
une ambiance traditionnelle et
hautement musicale.
Son
père Maâllem Benjemaa
Essouiri était un chanteur
apprécié et reconnu
dans sa ville natale.Il fut un
temps le doyen des chanteurs
de style Madih (Chant d’ éloge
du Prophète Mohamed )
et du Samäa,( Audition Spirituelle
), de sa cité ,et en même
temps un artiste musicien dans
l’orchestre de musique
arabo-andalouse, où se
retrouvaient musiciens musulmans,
chrétiens et juifs.
Elevé dans
cette atmosphère de fraternité et
d’ouverture,Abderrahim
Souiri fut par la suite guidé par
son frère aîné ,
Abdelmajid Souiri, considéré jusqu’à aujourd’hui
comme un éminent représentant
du style de chant religieux,
qui travailla avec les maîtres
feu Haj Abdelkrim Raïss
et feu Haj Driss Benjelloun Touimi.
Héritier
de cette longue et riche tradition
familiale, Abderrahim Souri jouit
d’une solide réputation
auprès du public non seulement
marocain mais plus largement
arabe. |
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Abdelfettah
Bennis
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Abdelfettah Bennis
Abdelfettah
Bennis est né en 1962 à Fès,
au sein d’une famille imprégnée
de musique arabo –andalouse
et de chants religieux.
Comme
beaucoup de chanteurs marocains,
c’est dans la fréquentation
régulière et assidue
des Zawiyas, durant son enfance
et son adolescence, à travers
la pratique des chants du Madih
et des séances de Sama’,
qu’il découvre la
beauté du chant et decide
de s’y adonner.
Il
fréquente ainsi durant
plusieurs années les Zawiyas
Kettania, Ali Jamal, Sidi Kacem
Benrahmoune et aussi le mausolée
de Moulay Idriss, où il
obtient un Premier Prix de Cantillation
du Coran en 1976.
Sa
vie « d’artiste » commence à l’age
de 11 ans avec le maître
de musique arabo - andalouse
Mohamed Massano Tazi.
Il
rejoint ensuite l’orchestre
de grand maître feu Haj
Abdelkarim Raïss en 1978
et participe avec ce dernier à de
très nombreux festival
nationaux et internationaux.
Il a enregistré de très
nombreuses oeuvres, dont une
très remarquée « Anthologie
de la musique Andalousie » ,
publiée sous l’égide
du Ministère de la Culture
au Maroc.
A
l’instar de ses complices
Mohamed Ba’Jedoub et Aberrahim
Souiri, Abdelfettah Bennis donne
de très nombreux concerts
au Maroc et dans le monde entier. |
Mohammed Bennis
Mohammed
Bennis est né à Fès
en 1955 dans une vieille famille fassie,
connue pour son amour et son travail
de sauvegarde des traditions religieuses
et culturelles de la ville.
Après avoir appris l’art
de la cantillation du Coran il se consacre à l’étude
de l’art du Sama’, auprès
d’éminentes personnalités
musicales telles que Haj Mohamed lakhasasi,
Haj Mohamed Belafkir, Omar Zouiten
et Larbi Amrani.
Disciple
du maître cheikh Abdelwahab
Sekkat, il s’initie avec lui
aux oeuvres poétiques mystiques
des maîtres soufis.
Comme
Abdelfettah Bennis, dont il est le
frère, il a été membre
du grand orchestre de musique arabo – andalouse
de feu Haj Abdekrim Raïss et a
aussi participé aux concerts
donnés par l’orchestre
Lamtiri sous la direction de maître
Mohamed Massano.
En
1994 Mohamed Bennis fonde l’association «Imam
Boussiri » pour la préservation
de l’art du Madih et « l’Ensemble
Ahl Fès » de Samaâ et
chants soufis traditionnels. |