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Kadhem
Saher |
Kadhem
Saher est l’une des étoiles
du chant du Moyen Orient et plus largement
du monde arabe, où il vendu
plus de 30 millions d’albums
à ce jour.
Né
à Samarra en Iraq, en 1961,
Kadhem Al Saher vint habiter Bagdad
avec sa famille, alors qu’il
était encore enfant. Il montre
très tôt de très
sérieux talents musicaux, s’entraînant
tout seul à la guitare, polissant
sa voix à la récitation
du Coran, et s’imprégnant
des chansons des grands maîtres
Mohamed Abdelwahab, Mohammad Al-Gubbanchi,
Nazem Al-Ghazali, Abdelhaleem Hafez,
Fareed Al Atrash, ou Fairouz.
Il étudie le Oud dans le prestigieux
Institut de Musique de Bagdad sous
la direction du maître de l’instrument
feu Mounir Bachir.
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Kadem
Saher |
Avant même
la fin de son cycle d’études
académiques, en 1987, deux
de ses chansons, » Ladghat El-Hayya
» ( La Morsure du Serpent )
et , “Abart El-Shat «
( J’ai traversé la rivière
) - lui ouvrent les premières
portes du succès en Iraq même
et plus largement dans les pays du
Golfe.
Après être sorti diplômé
de l’Institut de Musique de
Bagdad, sa carrière est en
train de prendre une vraie stature
internationale, vers la fin des années
80, lorsque la guerre du Golfe éclate.
Il s’expatrie alors vers le
Liban tout proche afin de poursuivre
son travail musical, trouvant dans
ce pays ami un soutien fervent du
public.
Sa nostalgie pour son pays natal et
Bagdad, sa capitale, se manifestera
dans une très belle chanson
– « Kathural Hadeeth »
- qui lui ouvre alors toutes grandes
les portes de la gloire.
En 1995 il chante pour la première
fois au Caire, la capitale musicale
du monde arabe, au Festival International
de Musique et obtient un triomphe
avec « Salamtak Min Al Ah »
- (J’espère que tu es
à l’abri de la souffrance
-) en dialecte iraqien et «
«Ikhtari », - («
Choisis » ) du grand poète
syrien Nizzar Qabbani.
Depuis lors tous ses albums sont devenus
d’énormes succès
et il touche par la richesse de son
style tous les publics. Parmi ses
productions les plus remarquées
ces dernières années
, on notera “Madrast Al-Hob
», en 1996, “Ana Wal Layla”
en 1998, “Habeebati Wal Matar”
en 1999, “Al-Hob Al-Mostaheel”
en 2000 et "Abhathu Anki"
en 2001 .
En 1998, il a aussi effectué
une tournée mémorable
de concerts aux USA et s’est
produit devant le Congrès Américain
et les Nations Unis, atteignant ainsi
une dimension planétaire, et
devenant lauréat de l’UNICEF.
La base de l’art de Kadhem Saher,
en tant que chanteur et compositeur,
est restée, tout au long de
ces années de succès,
liée à son profond respect,
jamais démenti, pour le style
traditionnel, l’ancien et historique
Maqam iraqien et les maîtres
du passé que furent Farid el
Atrach ou Mohamed Fawzi .
C’est sur ces fondations classiques
que Kadhem Saher tisse , comme en
surimpression, ses canevas plus modernes
, utilisant à bon escient,
les apports d’instruments et
de styles plus contemporains.