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Ensemble Yaki Kendru
Jorge Lopez Palacio - Sylvie Blasco
Wora
Cantate de l’Etoile du matin
JORGE
LOPEZ PALACIO,anthropologue, peintre,
chanteur colombien crée en 1970
à l’Université Nationale
de Bogota, le groupe YAKI KANDRU, consacré
à l’étude et la
diffusion de la musique et des cultures
amérindiennes.
Avec ce groupe, actif à de multiples
niveaux de la vie culturelle colombienne,
des grands théâtres de
Bogota aux communautés indiennes
à l’aube de leurs luttes
de revendication, en passant par les
universités ou les quartiers
populaires, il réalisa des centaines
de concerts et plusieurs disques. Durant
dix ans, Jorge López fut professeur
des techniques de la voix à l’Ecole
Nationale d’Art Dramatique de
Bogotá.
Résident en France depuis 1982,
il enseigne l’anthropologie de
la voix au Centre Feldenkrais-Cristoph
Berger à Bâle et aux Ateliers
d’Ethnomusicologie de Genève
et dirige l’atelier “Les
Chemins de la voix” pour des groupes
de théâtre et des ensembles
vocaux.
SYLVIE
BLASCO, musicienne membre de YAKI KANDRU
depuis 1994, étudie et interprète
le répertoire chanté des
femmes indiennes d’Amérique
et participe à la création
de chacune des pièces du groupe.
Son expérience de la voix et
de la musique s’enracine dans
sa recherche sur le mouvement
YAKI
KANDRU prend sa forme actuelle en 1994,
quand Jorge Lopez Palacio, alors en
exil en France, est rejoint par Sylvie
Blasco, issue du monde de la danse.
Ils diffusent alors un répertoire
de musiques et de chants inuit, yaqui,
yecuana, noanama, ona... puis créent
“Wora, cantate de l’Etoile
du Matin”, premier pas vers la
composition à partir des techniques
vocales et des lois musicales amérindiennes
où, s’attachant à
rendre aux instruments leur valeur sculpturale,
ils naviguent entre chants traditionnels
et compositions aux frontières
de la musique contemporaine.
Cette pièce, présentée
entre autres à la Radio Suisse
de Berne et au Festival Les 38èmes
Rugissants, a été filmée
par L. Lemoine et G. Dero pour la Huit
Production et la chaîne Mezzo.
Fin 2002, est créée pour
le Festival “Voix Sacrées
du Monde” de Lausanne, “Firizai
ou la Voix des Sources « , consacré
aux chants a capella des plaines de
l’Orénoque, de la forêt
amazonienne et de la Terre de feu. Aux
côtés des ensembles Mora
Vocis et Zellig, Yaki Kandru participe
à “Passeur d’eau“,
une composition de Thierry Pécou
sur un texte de Christine Mananzar créée
à l’Abbaye de Sylvanès
en août 2004, puis reprise au
Festival Musica de Strasbourg .
WORA,
CANTATE DE L’ETOILE DU MATIN
Wora, c’est la marmite de terre,
le ventre d’argile qui contient
l’humanité à naître.
Fécondée par le souffle
de deux trompes de bambou, Wora nous
entraîne dans un étonnant
voyage musical.
Wora vibre et lui répondent les
envolées mélodiques des
yapurutus, ces flûtes géantes,
le bruissement des sonnailles de graines,
le son cristallin des coquillages, les
voix trépidantes des grattoirs,
le hurlement des trompes de calebasses.
Cette musique organique semble surgir
de terre.
Des mélodies traditionnelles
amérindiennes (de l’Alaska,
du Mexique et des forêts de la
Colombie et du Vénézuéla)
et des compositions de Jorge López
Palacio aux frontières de la
musique contemporaine, structurent cette
cantate qui surprend l’oreille
et émerveille les yeux.
De l’Alaska à la Terre
de Feu, les peuples amérindiens
vibrent à l’unisson d’un
même esprit du sacré. Les
forces de la Nature,où la Vie
et de la Mort sont intimement liées,
le respect des grands équilibres
cosmiques, une harmonie sans cesse recherchée
avec l’ensemble de ce qui vit,
qu’il, soit minéral, végétal,
animal et bien sûr humain., tout
cela tisse la trame vivante d’un
univers sacralisé que notre modernité
a oublié.
C’est sur les traces de ce Sacré
que nous entraîne Wora, prière
en musique, ode à la Nature primordiale
et à sa poésie. |