Les
informations qui reviennent d’une
façon obsédante dans
les colonnes de journaux ou sur nos
écrans de télévision
mettent à mal notre capacité
d’espérer.
Qu’est
ce pourtant que l’éducation,
la culture et plus encore la spiritualité
sinon cet effort que l’homme
accomplit sur lui-même pour
faire jaillir sa meilleure part et
rendre ainsi par un chemin singulier,
à l’humanité,
sa dignité essentielle ?
Toute la destinée humaine est
prise entre ces deux pôles :
la tentation de la résignation
ou la conviction que par notre engagement
personnel, nous pouvons œuvrer
à quelque degré que
ce soit, à un monde meilleur.
C’est la deuxième voie
que nous voulons suivre à Fès.
D’abord en rendant, par la musique,
hommage à la diversité
des cultures et de leur beauté
intérieure. Ensuite en invitant
à travers « les Rencontres
de Fès : une âme pour
la mondialisation » à
une réflexion constructive
sur les conditions d’une coexistence
à la fois politique et spirituelle
des peuples et des cultures, qui serait
non seulement pacifique mais aussi
fructueuse, porteuse d’espoir.