Concerts, Artistes, Colloques, fes ville patrimoine universel


 

2005 - 11ème édition

Concerts
Colloque
Festival dans la ville
Films & Expositions
Tarifs
Réservations
Contact / Infos





 

MUSA DIENG KALA (Sénégal)
« L’Exil de Cheikh Amadou Bamba »

MUSA DIENG KALA

Dans le cours de l’histoire, le Sénégal fut - est encore - le point de contact, de rencontre et de pénétration entre le Maghreb arabo-islamique et l’Afrique Noire.

Largement islamisé, le Sénégal, qui a su garder ses valeurs culturelles traditionnelles propres, est resté une terre de tolérance, où la présence chrétienne est encore prégnante.

Le Soufisme est largement implanté en Afrique de l’Ouest à travers des Confréries Qaddiriya (descendant du Sheikh Abdelqader Jilani) et Tidjanya (descendant du Sheikh Ahmed Tidjani).

Il existe aussi, et particulièrement au Sénégal, une troisième confrérie, omniprésente, la Confrérie Mouridiyya (de Mourid : « ceux qui aspirent à Dieu ») qui fût fondée au XIXème siècle par Sheikh Amadou Bamba (1855 – 1927).

C’est à cette tradition qu’est directement affilié Musa Dieng Kala qui se définit lui-même « comme un humble disciple, engagé dans la vie et le travail selon l’exemple de mon sheikh ».

Après avoir travaillé aux côtés de Youssou N’Dour, dont il dirigea le studio d’enregistrement à Dakar de 1991 à 1993, cet artiste polyvalent produisit plusieurs clips vidéo.

En 1993 il part s’installer à Montréal, au Canada. C’est là qu’il découvre ses talents cachés de chanteur et que se développe en lui le désir de faire connaître le message du Sheikh Amadou Bamba à travers ses chansons.

Avec l’autorisation des plus hautes autorités de la confrérie, il publie un premier CD « Shawkantu – Faith », unanimement salué par la critique.

En 2005, son second CD en préparation, suivant les mêmes sources d’inspiration spirituelle, intégrera des influences tantôt Jazz, tantôt soul ou blues, voire indiennes ….

La musique africaine est plutôt connue dans le monde pour ses qualités rythmiques et ludiques, invitant à la joie et à la danse, plus qu’à la méditation. Musa Dieng Kala rompt avec cette image et compose un programme entièrement tendu vers la religion dans son aspect le plus profond. Chantant en arabe et en wolof, Musa Dieng Kala a mis en musique les poèmes de son maître Scheikh Amadou Bamba.

Pour le Festival de Fès, Musa Dieng Kala a fait un retour complet vers une instrumentation traditionnelle, tournant le dos aux sonorités électriques et aux harmonies « modernes » de ses CD, mais en en gardant l’esprit et la foi.

C’est donc aux sons des tokoros (flûtes Peuhl), xalam (cithare sénégalaise) et autres percussions Xines,utilisées dans les rituels Dikhrs des Baï Fall, que la douce voix de Musa Dieng Kala, qui a côtoyé sur diverses scènes du monde Myriam Makaba, Cheb Mami , Noa ou Manu Dibango, nous livrera cette méditation musicale, moment privilégié où les racines de la tradition mandingue fusionneront avec l’esprit de l’Islam.

   
  Haut de page

© 2004-2005 all rights reserved - Festival de Fès des Musiques Sacrées du Monde - Conception, Design: H. CHAHID