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Faiz Ali Faiz et son ensemble
Direction Artistique : Martina Catella
Pakistan -Espagne
Miguel
Poveda : chant
Duquende : Chant
Chicuelo :guitare
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Duquende, Faiz Ali Faiz et
Miguel Poveda
Photo
de Cathrine Clippel |
Chant
incanincandescent, comme venu des entrailles
de la terre, le flamenco,le
chant des gitans d’Espagne, évoque
irrésistiblement, dans ses formes
les plus formes les plus profondes -"cante
jondo "- , la sourde plainte de
l'intériorité enracinée
au cœur de l'homme.
Le Flamenco, est porteur d'une
vérité, d'une force, qui
emporte l'auditeur et l'artiste bien
au-delà des frontières
de ce qu'il est convenu d'appeler art
ou esthétique, il parle à
chacun au plus profond de sa joie et
de sa solitude, de sa tristesse et de
son bonheur.
Sa relation avec le Sacré est
intrinsèque, directement liée
à son pouvoir de susciter cette
émotion dans l'instant, ce temps
de la présence, qui se joue des
règles et des conventions.
L'origine des chants Qawwali
dans le sous continent indien est profondément
lié à l'implantation et
à la propagation des confréries
soufi qui s'y répandirent à
partir du XIII ème siècle.
Le Qawwali, dont on dit qu'il
fut crée par le mystique, poète
et musicien Ameer Kushraw, au XIII ème
siècle, est la forme du Sama'
propre à la culture indo-musulmane,
empruntant dans ses mélodies
et ses rythmes au substrat de la musique
hindoustani.
Il se chante dans les enceintes des
mausolées des saints et maîtres
spirituels du monde musulman indo –pakistanais.
Souvent relié à la confrérie
Chishitiya, du nom de son fondateur
Moinuddin Chishti, qui vécut
au XIIIème siècle, les
Qawwals -de l'arabe - qaul, le verbe,
la voix, l'appel- sont organisés
autour d'un chef spirituel, lui même
relié par une chaîne initiatique
ininterrompue -silsila- à l'ensemble
des maîtres et au fondateur de
l'ordre.
Entre ces deux styles musicaux, entre
ces deux cultures, il existe bien des
convergences, des empathies, des émotions
communes.
Si le système musical hindoustani
utilisé par les qawwals, avec
la plus grande liberté, est très
largement imprégné du
système modal et rythmique des
Ragas de l’Inde du Nord et de
tout ce qui a pu être glané
sur leur chemin de missionnaires du
soufisme, le système musical
des flamencistes, résulte lui
aussi du "long chemin" des
tziganes, originaires de la région
qui a vu également naître
le qawwali : le Rajastan.
A travers des expressions vocales extrêmement
puissantes et virtuoses, Qawwali et
Flamenco, tous deux chant du déracinement,
de l’exil posent un questionnement
existentiel en direction des hommes
et du créateur.
Cette douleur de la séparation
, qu’elle s’appelle Friaq
pour le Qawwal ou duendè pour
le Flamenciste, s’appuie sur une
scansion continue des percussions (tabla
et cajon, entre autres), de sorte que
le texte, essentiel et prioritaire,
soit toujours tenu sur le plan prosodique
et assure un impact constant sur l’auditeur.
C’est à partir de ce constat
que ces deux formes appartiennent à
une famille musicale et culturelle qui
à des racines communes que Faiz
Ali Faiz , l’un des jeunes maîtres
actuels du Qawwali et Miguel Poveda,
l’un des plus brillants chanteur
de Flamenco espagnol, se sont rencontrés
, pour monter cette création
qui est plutôt un retour aux sources.
Faiz Ali Faiz, né en 1962 à
Sharapur au Pakistan, est issu d'une
famille où se sont succédées
sept générations de qawwals..
Bien qu'originaire de Lahore, il pratique
le style doaba de l'est du Pakistan.
Il reconnaît également
les influences de Shams-chaurasi, célèbre
école de chant khyal qui accueillit
Ustad Salamat Ali Khan. Faiz Ali a appris
la musique classique auprès de
Ustad Ghulam Shabir Khan et Ustad Jafat
Khan, et le qawwali avec Muhammad Ali
Faridi et Abdur Rahim Faridi Qawwal.
Miguel Poveda , contrairement au stéréotype
de la tradition ibérique, n'est
ni andalou, ni gitan.
Le "Cantaor" est né
en 1973 à Badalona, près
de Barcelone. 20 ans après, il
obtient la reconnaissance internationale
lorsqu’il est récompensé
du prestigieux prix "Lampara Mineras"
par le 33ème Festival de las
Minas de la Union, en 1993. Il joue
ensuite dans le film "La Teta y
la Luna" de Bigas Luna, enregistre
son premier disque "Viento del
Este", et participe à de
nombreux Festivals nationaux et internationaux.
Artiste innovant, mais respectueux de
la tradition, il reprend l’héritage
des vieux maîtres tout en apportant
un souffle nouveau au "cante jondo",
dont il est l’un des meilleurs
interprète de sa génération.
En 2000, il est nominé au Grammy
latino pour son second disque "Suena
Flamenco", sorti en 1998.
Juan Gómez, ‘Chicuelo’,un
des guitaristes les plus en vue du panorama
flamenco, est né à Barcelone
en 1968 . Elève de Manolo Sanlucar,
Muñoz, Chicuelo a joué
en 1989 avec Sabicas au Séminaire
International de Flamenco dans la maison
qui fut celle de Carmen Amaya à
Begur.
Il a participé comme musicien
à des enregistrements de Tomatito,
Duquende, Mayte Martín, Joan
Manuel Serrat.., et comme directeur
musical à des enregistrements
de Ginesa Ortega ‘Siento y Oscuría’,
de Miguel Poveda ‘Suena Flamenco’
et ‘Zaguán’, entre
autres.
Il a fait de nombreuses tournées
en Europe, Japon et USA. Depuis 7 ans,
il est le directeur musical de la ‘compagnie
de danse japonaise Shoji-Kojima’.
Il est actuellement le directeur musical
de ‘Somorrostro Dansa Flamenca’.
Juan Rafael Cortès, Duquende,
est né à Sabadell en 1965
au sein d’une famille gitane.
A huit ans, Camarón l’invite
à chanter sur scène, l’accompagnant
lui-même à la guitare,
mais ce n’est qu’en 1992
que commence sa carrière professionnelle.
En 1996, il fut le premier chanteur
invité à donner un récital
flamenco au théâtre des
Champs-Élysées, où
il se produit depuis régulièrement.
Paco de Lucia l’a choisi pour
son groupe, avec lequel il a tourné
dans le monde entier. En solo, il a
également chanté dans
les auditoriums de la majeure partie
des pays européens et du continent
américain. En 2000, il s’est
produit à New York. |