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Said
Hafid (Egypte)
« Psalmodies et Panégyriques
»
Chants religieux
Said Hafid / Chant
Mohamed Es Sadik / Kanoun
Mahmoud El Ouaziri / Oud
Mahmoud El Sayad / Ney
Said El Sharkaoui / Tabla
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Said Hafid |
L’Egypte
est peut être le pays phare de
la musique du monde arabo –musulman
et Le Caire son principal centre de
rayonnement et de référence.
C’est en Egypte que se forgea
au XIXè siècle, la Nahda
– Renaissance - , ce grand mouvement
de renouveau de la musique du monde
arabe, sous le mécénat
de la Cour du Khedive Ismael, soucieux
de se mesurer aux ambitions de l’Europe
impériale.
Les noms de Oum Kalsoum, Mohamed Abd
el Wahab, Habdel Halim Hafezz, Farid
El Atrache, ceux qu’on a appelé
les « géants du XXè
siècle », tous égyptiens,
brillent encore au firmament du monde
arabe et sont presents dans les cœurs
des foules des mélomanes de Bagbad
à Casablanca et de Damas à
Beyrouth .
C’est dans cette veine inspiratrice,
sur le plan de la musique pure, que
se situe Said Hafid.
Said Hassan Hafed Idriss, connu sous
le nom de Said Hafid, est né
à Ismailia, en Egypte en 1951.
C’est à travers l’apprentissage
du Coran dans les madrasas,- les écoles
coraniques - qu’il s’initie
, comme beaucoup de chanteurs du monde
arabe, aux arcanes du chant.
Diplômé de l’Université
religieuse Al Azhar du Caire, Said Hafid
, qui a été l’elève
du grand compositeur Ahmed Abdelkader,
participe à des émissions
à la RadioTV Nationale égyptienne
depuis 1973, où il chante dans
des programmes religieux.
C’est en 1979, qu’il enregistre
pour la première fois à
la Radio nationale, un chant qu’il
intitule « Hamdullilah »
- Gloire à Dieu.
Cette même année il commence
ses programmes de récitations
du Coran à la radio et présente
les chants religieux dans les mosquées
Sidna El Hussein et Sidna Zineb du Caire.
Ses enregistrements avec les chanteurs
et compositeurs Mohamed Lahlou - «
Ya Habibi Kan Zaman »- , et Iman
Albahr Daronish , -« Ya Rassoul
Allah, Ya Habib Allah « –
lui ouvrent les portes de la popularité
auprès du grand public egyptien
et plus largement du monde arabe.
Comme le notait avec justesse le journalise
espagnol Marino Rodriguez, dans le magazine
La Vanguardia, « Said Hafid est
un détonnant mélange de
swing, d’inspiration, de qualité
vocale, de présence physique,
où on peut distinguer pèle
mêle du Ray Charles, du Nusrat
Fateh Ali Khan, du Luciano Pavarotti,
au service d’une étonnante
interprêtation du chant religieux
égyptien.
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