Concerts, Artistes, Colloques, fes ville patrimoine universel


 

2005 - 11ème édition

Concerts
Colloque
Festival dans la ville
Films & Expositions
Tarifs
Réservations
Contact / Infos





 

Tournée du 85ème anniversaire
Ravi SHANKAR (Sitar)
Anoushka SHANKAR (Sitar)
TANMOY BOSE tabla

Musique Classique Hindustani

Ravi SHANKAR
Photo de John Van Hasselt / Corbis

Renommé dans le monde entier comme le pionnier de la musique indienne en Occident, comme instrumentiste, compositeur, ou professeur, Ravi Shankar est depuis plus d’un demi siècle le meilleur ambassadeur musical de l’Inde et une véritable légende pour des millions de mélomanes .

Ce cadet d’une famille bengalie est né en 1920 à Varanasi (Bénarès), la plus sainte des villes indiennes. À l’âge de dix ans, il accompagne son frère aîné, Uday Shankar, et sa troupe de danseurs et de musiciens à Paris. Il passe plusieurs années en Occident où il s’imprègne de différentes formes musicales, avant de retourner en en Inde en 1938 pour commencer sa carrière.

Disciple, dans la grande et ancienne tradition indienne, du grand musicien et enseignant Ustad Allauhdin Khan, il travaille de longues années à maîtriser l’art séculaire et complexe des ragas de la musique classique hindustani ( Inde du Nord).

Il devient ainsi un maitre du Sitar, ce luth dont il sera le porte voix dans le monde et qui symbolisera pour des générations d’amateurs de musique et de voyageurs en quête de sens, l’univers musical et aussi spirituel de l’Inde.
Il allie des représentations en concert à son travail à la All India Radio (1949-1956) où il fonde l’Orchestre de chambre national. Alors que la rumeur sur sa virtuosité se répand en Inde, puis en Europe, en Asie et aux Etats-Unis, Ravi Shankar s’embarque dans l’une des plus extraordinaires carrières de l’histoire de la musique contemporaine.

Dans les années 50 et 60 il sera le musicien indien qui fera découvrir et aimer la musique classique hindustani à des publics aussi différents que la jeunesse occidentale en rupture de ban lors du mythique concert de Woodstock ou que celui plus classique du violoniste Yehudi Mehunin, avec qui il se liera d’amitié.

Il parcourt alors le monde accompagné de son percussionniste et tablaiste favori Ustad Alla Rakkah, croisant sur sa route les non moins légendaires Beattles, dont il sera un temps l’inspirateur.

Ravi Shankar est un compositeur prolifique et, outre ses nombreux ragas (modes) et talas (cycles rythmiques), il a écrit pour des musiciens occidentaux ou orientaux parmi lesquels Yehudi Menuhin, Jean-Pierre Rampal et des artistes japonais.

La mélodie de ‘’Sare Jahan Se Achcha’’, la chanson la plus connue en Inde après l’hymne national, a été composée par Ravi Shankar en 1945.

Il a également composé un nouveau raga, ‘’Jayantl’’, célébration qui comporte cinquante matras (temps), pour célébrer le cinquantième anniversaire de l’indépendance de l’Inde.

Ses œuvres comprennent également deux ‘’Concertos pour sitar et orchestre’’, le premier commandé par le London Symphony Orchestra et créé par André Prévin. En 1980, le New York Philarmonic, dirigé par Zubin Mehta, lui commande la composition ‘’Raga Mala’’ (Guirlande de ragas), son second concerto pour sitar. Il a aussi composé pour de nombreux ballets et films, y compris ‘’Le monde d’Apu’’, la célèbre trilogie de Satyajit Ray, ainsi que pour ‘’Gandhi’’, de Sir Richard Attenborough, qui lui vaut d’être à la fois nominé pour un Oscar et un Grammy Award.

Ravi Shankar a reçu de nombreux honneurs et récompenses, incluant la Presidential Padma Vibhushan Award (1980) ainsi que l’Award de Deshikottam, qui lui fut remise en 1982 par la regrettée Indira Gandhi, qui était alors Premier ministre. En 1986, il devient membre de la Rajya Sabha, la Chambre Haute du Parlement indien.

Il fait partie de la Sangeet Natak Academy et il est également le président fondateur du Research Institute for Music and the Performing Arts (Institut de recherche sur la musique et les arts du spectacle).

Le ‘’Polar Music Prize’’, que l’on surnomme parfois le Prix Nobel de la musique lui a été décerné par le roi de Suède. Il a reçu également le Bharat Ratma, ‘’Le Joyau de l’Inde’’, la plus haute distinction civile, qui lui a été remise par le président de l’Inde. Il est également commandeur de la légion d’honneur. En 2001, il a été fait Honorary Knight Commander of the Most Excellent Order of the British Empire (KBE).

Il continue à effectuer des tournées chaque année, partageant son temps entre l’Inde et les Etats-Unis, avec des visites régulières en Europe et en Extrême-Orient. Il est l’auteur de deux livres, ‘’Musique, ma vie’’ (traduit en français) et ‘’Rag Anurag’’ (en bengali). Son autobiographie, ‘’Raga Mala’’ a été publiée en édition restreinte par Genesis Publications. À l’occasion de son soixante-quinzième anniversaire, EMI Angel et Dark Horse Record ont édité un coffret de quatre CD, ‘’Ravi. In Celebration’’. Plus récemment, son CD ‘’Chants of India’’, produit par George Harrison, utilise des vers anciens alliés à quelques-unes de ses propres compositions, qui touchent le cœur de l’auditeur. Sa dernière parution (2001) ‘’Ravi Shankar : Live from Carnegie Hall’’ lui a valu un troisième Grammy Award.

Nourrie par une science des sons et des notes millénaire, qui remonte aux temps des Vedas, la musique classique hindustani, musique savante qui se développa dans les cours des Maharajas et Nawab de l’Inde ancienne est porteuse de sens profonds, qui touchent à notre intériorité et ouvrent les portes d’une écoute qui est à la fois sensuelle et métaphysique.

Ravi et Anoushka Shankar
Photo de Caroline Greyshock

Anoushka Shankar


Dès l’âge de neuf ans, Anoushka Shankar a commencé à étudier le sitar, sous la direction de son père. Le maître, fier de son élève, la présente sur une scène pour la première fois à New Delhi, à l’âge de treize ans, à l’occasion d’un concert célébrant son soixante-quinzième anniversaire ; la même année, il la fera participer à l’enregistrement du coffret «Celebration».

Elle a commencé sa carrière en solo en 2000 avec une série de tournées qui l’ont menée aux Etats-Unis, au Japon, en Malaisie et en Inde, ainsi qu’en Europe, en Espagne, en France, en Italie et au Royaume-Uni.

Elle a aussi enregistré plusieurs CD et continue à collaborer à l’ensemble de son père, dont elle a interprété en public le «Concerto n° 1 pour sitar et orchestre», avec le London Symphony Orchestra, dirigé par Zubin Mehta. Dernièrement, elle vient de participer à la création d’ «Arpan», une œuvre de son père qui fait appel à quarante-trois musiciens jouant des instruments orientaux et occidentaux.

   
  Haut de page

© 2004-2005 all rights reserved - Festival de Fès des Musiques Sacrées du Monde - Conception, Design: H. CHAHID