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Tournée du 85ème
anniversaire
Ravi SHANKAR (Sitar)
Anoushka SHANKAR (Sitar)
TANMOY
BOSE tabla
Musique Classique Hindustani
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Renommé
dans le monde entier comme le pionnier
de la musique indienne en Occident,
comme instrumentiste, compositeur, ou
professeur, Ravi Shankar est depuis
plus d’un demi siècle le
meilleur ambassadeur musical de l’Inde
et une véritable légende
pour des millions de mélomanes
.
Ce cadet d’une famille bengalie
est né en 1920 à Varanasi
(Bénarès), la plus sainte
des villes indiennes. À l’âge
de dix ans, il accompagne son frère
aîné, Uday Shankar, et
sa troupe de danseurs et de musiciens
à Paris. Il passe plusieurs années
en Occident où il s’imprègne
de différentes formes musicales,
avant de retourner en en Inde en 1938
pour commencer sa carrière.
Disciple, dans la grande et ancienne
tradition indienne, du grand musicien
et enseignant Ustad Allauhdin Khan,
il travaille de longues années
à maîtriser l’art
séculaire et complexe des ragas
de la musique classique hindustani (
Inde du Nord).
Il devient ainsi un maitre du Sitar,
ce luth dont il sera le porte voix dans
le monde et qui symbolisera pour des
générations d’amateurs
de musique et de voyageurs en quête
de sens, l’univers musical et
aussi spirituel de l’Inde.
Il allie des représentations
en concert à son travail à
la All India Radio (1949-1956) où
il fonde l’Orchestre de chambre
national. Alors que la rumeur sur sa
virtuosité se répand en
Inde, puis en Europe, en Asie et aux
Etats-Unis, Ravi Shankar s’embarque
dans l’une des plus extraordinaires
carrières de l’histoire
de la musique contemporaine.
Dans les années 50 et 60 il sera
le musicien indien qui fera découvrir
et aimer la musique classique hindustani
à des publics aussi différents
que la jeunesse occidentale en rupture
de ban lors du mythique concert de Woodstock
ou que celui plus classique du violoniste
Yehudi Mehunin, avec qui il se liera
d’amitié.
Il parcourt alors le monde accompagné
de son percussionniste et tablaiste
favori Ustad Alla Rakkah, croisant sur
sa route les non moins légendaires
Beattles, dont il sera un temps l’inspirateur.
Ravi Shankar est un compositeur prolifique
et, outre ses nombreux ragas (modes)
et talas (cycles rythmiques), il a écrit
pour des musiciens occidentaux ou orientaux
parmi lesquels Yehudi Menuhin, Jean-Pierre
Rampal et des artistes japonais.
La mélodie de ‘’Sare
Jahan Se Achcha’’, la chanson
la plus connue en Inde après
l’hymne national, a été
composée par Ravi Shankar en
1945.
Il a également composé
un nouveau raga, ‘’Jayantl’’,
célébration qui comporte
cinquante matras (temps), pour célébrer
le cinquantième anniversaire
de l’indépendance de l’Inde.
Ses œuvres comprennent également
deux ‘’Concertos pour sitar
et orchestre’’, le premier
commandé par le London Symphony
Orchestra et créé par
André Prévin. En 1980,
le New York Philarmonic, dirigé
par Zubin Mehta, lui commande la composition
‘’Raga Mala’’
(Guirlande de ragas), son second concerto
pour sitar. Il a aussi composé
pour de nombreux ballets et films, y
compris ‘’Le monde d’Apu’’,
la célèbre trilogie de
Satyajit Ray, ainsi que pour ‘’Gandhi’’,
de Sir Richard Attenborough, qui lui
vaut d’être à la
fois nominé pour un Oscar et
un Grammy Award.
Ravi Shankar a reçu de nombreux
honneurs et récompenses, incluant
la Presidential Padma Vibhushan Award
(1980) ainsi que l’Award de Deshikottam,
qui lui fut remise en 1982 par la regrettée
Indira Gandhi, qui était alors
Premier ministre. En 1986, il devient
membre de la Rajya Sabha, la Chambre
Haute du Parlement indien.
Il fait partie de la Sangeet Natak Academy
et il est également le président
fondateur du Research Institute for
Music and the Performing Arts (Institut
de recherche sur la musique et les arts
du spectacle).
Le ‘’Polar Music Prize’’,
que l’on surnomme parfois le Prix
Nobel de la musique lui a été
décerné par le roi de
Suède. Il a reçu également
le Bharat Ratma, ‘’Le Joyau
de l’Inde’’, la plus
haute distinction civile, qui lui a
été remise par le président
de l’Inde. Il est également
commandeur de la légion d’honneur.
En 2001, il a été fait
Honorary Knight Commander of the Most
Excellent Order of the British Empire
(KBE).
Il continue à effectuer des tournées
chaque année, partageant son
temps entre l’Inde et les Etats-Unis,
avec des visites régulières
en Europe et en Extrême-Orient.
Il est l’auteur de deux livres,
‘’Musique, ma vie’’
(traduit en français) et ‘’Rag
Anurag’’ (en bengali). Son
autobiographie, ‘’Raga Mala’’
a été publiée en
édition restreinte par Genesis
Publications. À l’occasion
de son soixante-quinzième anniversaire,
EMI Angel et Dark Horse Record ont édité
un coffret de quatre CD, ‘’Ravi.
In Celebration’’. Plus récemment,
son CD ‘’Chants of India’’,
produit par George Harrison, utilise
des vers anciens alliés à
quelques-unes de ses propres compositions,
qui touchent le cœur de l’auditeur.
Sa dernière parution (2001) ‘’Ravi
Shankar : Live from Carnegie Hall’’
lui a valu un troisième Grammy
Award.
Nourrie par une science des sons et
des notes millénaire, qui remonte
aux temps des Vedas, la musique classique
hindustani, musique savante qui se développa
dans les cours des Maharajas et Nawab
de l’Inde ancienne est porteuse
de sens profonds, qui touchent à
notre intériorité et ouvrent
les portes d’une écoute
qui est à la fois sensuelle et
métaphysique.
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Anoushka
Shankar
Dès l’âge de neuf
ans, Anoushka Shankar a commencé
à étudier le sitar, sous
la direction de son père. Le
maître, fier de son élève,
la présente sur une scène
pour la première fois à
New Delhi, à l’âge
de treize ans, à l’occasion
d’un concert célébrant
son soixante-quinzième anniversaire
; la même année, il la
fera participer à l’enregistrement
du coffret «Celebration».
Elle a commencé sa carrière
en solo en 2000 avec une série
de tournées qui l’ont menée
aux Etats-Unis, au Japon, en Malaisie
et en Inde, ainsi qu’en Europe,
en Espagne, en France, en Italie et
au Royaume-Uni.
Elle a aussi enregistré plusieurs
CD et continue à collaborer à
l’ensemble de son père,
dont elle a interprété
en public le «Concerto n°
1 pour sitar et orchestre», avec
le London Symphony Orchestra, dirigé
par Zubin Mehta. Dernièrement,
elle vient de participer à la
création d’ «Arpan»,
une œuvre de son père qui
fait appel à quarante-trois musiciens
jouant des instruments orientaux et
occidentaux.
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